dimanche 9 juillet 2017

DOUBLE JE de Franck Thilliez



Dans le bureau d’une jeune lieutenant de police, un individu torturé et hirsute, Ganel Todanais, avoue un crime. La victime est un artiste de renom, dont le« meurtrier » jure qu’il est une pure imposture. Mais finalement, qu’est-ce que le génie créatif  ? Sur fond d’art contemporain, d’artisanat et de technologie de pointe, une épineuse problématique est posée sur la table...


MON AVIS : Cette nouvelle a été écrite à l’occasion de l’exposition « double je » au palais de Tokyo où la scène de crime décrite dans le livre avait même été reconstituée.
Ce récit débute par un homme s’accusant d’un meurtre, classique à ceci près que le corps n’est plus présent. A travers le récit de cet homme, les déductions de l’enquêteur, les faits, Thilliez nous emmène dans une enquête mêlant l’art, l’amour, la violence, et ce avec son efficacité habituelle. En peu de page, il arrive à nous créer des personnages assez complexes, une histoire que l’on suit avec intérêt et ceci dans une atmosphère un peu atypique. Le seul bémol, peut-être, vient du titre qui peut nous faire deviner le dénouement.
Voici donc une nouvelle se déroulant dans le milieu artistique, sur un fond plus policier que thriller, agréable à lire et efficace.


MA NOTE : 8/10

dimanche 2 juillet 2017

LA TOUR SOMBRE Tome 1 ; LE PISTOLERO de Stephen King



L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait... ».
Dernier aventurier d'une époque qui ressemble à la nôtre, Roland le Pistolero est poussé par une force inconnue. Au-delà de cette chasse à l'homme, ce qu'il cherche, c'est la Tour.
À la croisée des temps, lieu de rencontre de notre univers et d'autres mondes...Voilà vingt ans que dure cette poursuite.
Pour Roland, l'enjeu est maintenant de rattraper l'homme en noir. Lui seul — il l'a vu en rêve — peut l'éclairer sur son avenir.
Le sorcier doit tirer trois cartes qui vont lui ouvrir trois portes. Vers l'enfer ou le paradis ? Nul ne le sait encore.
En attendant, tous deux marchent. Hallucinés. Ne pouvant se soustraire l'un à l'autre.
Sous l'oeil vigilant du gardien de la Tour...


MON AVIS Je me suis récemment mis à cet ouvrage considéré comme l’œuvre de sa vie par l’auteur lui-même. Alors que dire ? J’avoue être resté sur ma faim, toute l’histoire de ce premier tome est dans le résumé. Pas de révélation, de ramification, rien ((ou très légèrement sur la fin). Et tout cela dans une écriture qui prend son temps, et à mon sens, assez indigeste. Alors il paraît que le génie de cette saga se révèle à partir du tome 2, c’est possible, mais là tout de suite ça ne donne pas envie. Sachant que cette œuvre a été écrite sur un laps de temps très long (30 ans), l’écriture de l’auteur a changé, évolué, et l'on peut supposer que la saga a suivi le même chemin. J’aime beaucoup Stephen King, il m’a donné mes premières terreurs livresques avec « Ça » lorsque j’étais ado, de plus cette saga tire sur la fantasy, style que j’apprécie particulièrement. Je ne me bornerais donc pas à ce premier tome et continuerais cette saga, mais je vais laisser un peu de temps s’écouler afin de ne pas partir avec un regard négatif.


MA NOTE : 7/10

mercredi 3 mai 2017

LA TRILOGIE DE L'OMBRE Tome 1 : LE FILS DE L’OMBRE de John Sprunk


La ville sainte d'Othir est l'endroit rêvé pour un assassin sans scrupule. Dans cet univers sombre où traîtrise et corruption rôdent à chaque coin de rue, Caim gagne sa vie à la pointe de sa lame, jusqu'au jour où un contrat banal le jette au beau milieu d'une machination. Confronté à des hommes de loi véreux, à des tueurs rivaux et à une terrifiante sorcellerie, il a avec lui deux alliés inattendus : un esprit gardien qu'il est le seul à voir et... la fille de sa dernière victime ! Pour défendre sa peau, Caim ne se fie qu'à ses couteaux et à son instinct. Pourtant, cette fois, tout bascule. Afin de déjouer une conspiration qui prend sa source au coeur même de l'empire, il doit s'approprier son héritage, celui du Fils de l'Ombre...

MON AVIS : Voici un roman qui aurait pu me plaire, il rassemble plusieurs  éléments, certes classiques, mais pouvant offrir de beaux résultats : l’heroic-fantasy, un assassin, des pouvoirs occultes, un spectre …
Malheureusement, le résultat n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Le personnage principal souffre d’un manque de charisme malgré ses particularités qui ne sont pas assez exploitées. D’ailleurs cette remarque s’applique à la majeure partie des personnages. De plus, les scènes d’action ne sont pas toujours  bien construites ce qui porte préjudice à la bonne compréhension de l’histoire. Egalement, nous attendons certaines explications qui ne viennent pas, peut-être dans les tomes suivants, mais la trame principale n’étant particulièrement passionnante, nous n’avons rien d’autre à nous mettre sous la dent, ce qui nous fait trouver le temps un peu long.
Premier tome peu convaincant, bien que basé sur de bonnes idées, je continuerais peut-être par curiosité en espérant que cela gagne en profondeur .


MA NOTE : 6/10

samedi 15 avril 2017

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS INTEGRALE de Ranson Riggs


Jacob Portman, seize ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l'avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d'un oprphelinat pour enfants "particuliers". Abe y côtoyait une ribambelle d'enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des "Monstres".Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s'enfuit sous ses yeux. Bouleversé, il part en quête de la vérité sur l'île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n'a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ?

MON AVIS : Voici la trilogie qui a été adaptée il y a quelque temps au cinéma par Tim Burton. Je ne vous ferai pas le comparatif livre/film, je n’ai pas encore visionné l’adaptation. Cette aventure peut se lire à partir de 12 ans sans aucune limite d’âge au-delà.
Ces trois tomes se lisent très facilement et rapidement non pas parce que c’est simple, non, mais bien car le rythme est soutenu avec de nombreux rebondissements. On découvre beaucoup de choses lors de la lecture qui font que l’on ne se lasse pas. Il y a tout de même de petits ralentissements notamment dans le tome deux avant d’atteindre Londres, mais rien de rebutant non plus. Les différents enfants aux capacités particulières sont tous attachants. D’ailleurs, ne comparons pas ceux-ci avec certains mutants dotés de pouvoirs, ici il ne s’agit pas de héros défendant la veuve et l’orphelin, mais d’une petite communauté voulant vivre en paix et pour cela prête à s'exiler hors du temps. Le protagoniste principal, Jacob, quant à lui n’a pas le pouvoir le plus impressionnant et n’est pas le plus courageux au premier abord, mais on suit avec plaisir son évolution.
Dans ce roman, on retrouve du fantastique, de l’aventure, une lutte entreprise par un aïeul, une histoire d’amour, des guerres,  bref beaucoup de choses qui contribuent à la richesse de la trame.
Il s’agit là d’une vraie aventure palpitante assez originale avec des personnages forts qui constituent un vrai bon moment de lecture.


MA NOTE : 8.5/10

dimanche 20 novembre 2016

REVER de Franck Thilliez


« Pour la plupart des gens, le rêve s’arrête au réveil. »

Si ce n’étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d’Abigaël qu’elle est une femme comme les autres.
Si ce n’étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu’Abigaël dit vrai.

Abigaël a beau être cette psychologue qu’on s’arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l’emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l’un de l’autre, elle n’a pas trouvé mieux que la douleur.


Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.


MON AVIS : Ce livre je l’ai bien évidemment lu à sa sortie (je suis plus rapide à lire qu’à écrire) et, cela va devenir lassant , j’ai adoré. Je dois reconnaître que ce Mr Thilliezà une grande imagination, mais aussi un esprit retord. Comment imaginer de tels récits glauques, angoissant et …..tellement plaisant.
Ce roman traite de la narcolepsie à travers une psychologue consultante à la police criminelle et, surprenant , une série de meurtres. On ne parle pas ici de légère narcolepsie, mais de cas graves dans lesquels rêves et réalité se confondent, cela peut aller jusque provoquer un état cataleptique. Du coup, l’auteur nous perd régulièrement, au même titre que l’héroïne, et l’on se retrouve à douter de nos déductions ainsi que de la véracité de certains événements. De surcroît, cette histoire est plus retord qu’il n’y paraît (eh oui c’est possible) et sans en dire trop, ne vous focalisez pas sur une seule cause au malheur d’Abigaïl. Cette navigation en eau trouble, il manque même un chapitre, nous offre une affaire haletante, pleine de surprises et de rebondissements que l’on ne lâche qu’une fois élucidé.

Très bon thriller dans lequel Thilliez s’amuse à nous égarer à travers les rêves et malheurs de son héroïne avec une efficacité certes constante, mais nullement lassante.


MA NOTE : 10/10

LA BELGARIADE, Intégrale, de David Eddings.



Et les dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant; façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d'un long sommeil hanté par la souffrance. Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon. Un simple pion, et si vulnérable...


MON AVIS : Ce cycle est souvent présenté comme un incontournable de la fantasy, je me suis donc lancé dans cette épopée qu’est " la Belgariade" en me disant que je ne prenais pas trop de risque. 
 Je confirme que l’on a affaire à un classique que ce soit dans l’histoire, les personnages, l’arc narratif, rien ici n’est nouveau et pour cause, le premier tome est paru il y a plus de trente ans. Nous avons tous les ingrédients offrant une bonne histoire de fantasy : un mage et sa fille centenaires, l’apprentissage de notre héros à travers un parcours initiatique, une princesse, une sorte de berserker, un voleur, des dieux bienveillants, évidemment un méchant on ne peu plus puissant, et j’en passe…. Je dois dire que tous les personnages sont bien travaillés et, de ce fait, attachants grâce à leurs diverses personnalités.
Après, concernant l’histoire je suis un peu plus mitigé. En effet, on sait pratiquement dès le début ce à quoi est destiné notre héros, il n’y a pas de surprises de ce côté-là. On a un peu la sensation que le périple accomplit par nos différents protagonistes, dans la première partie du livre, n’a pas servi à grand-chose. Mais cela passe bien du fait de ces personnages que l’on suit avec plaisir. Lors de la deuxième et dernière partie, le combat final, on ne se retrouve plus qu’avec trois personnages et je dois dire que cela est dommage, le rythme et l’intérêt s’en trouvent amoindri, d’autant plus que l’on connaît déjà la fin.

Bon cycle, mais l'histoire ne recèle aucune surprise, tout est basé sur les différents personnages que l'on suit tout de même avec plaisir.

MA NOTE : 8/10